Loïc Gourmelen est Chaud pour La GlaGla Race

Avec près de 350 amateurs, la GLAGLA Race 2018 est devenue l’une des plus grandes courses du monde. Un des aspects importants de l’événement est la diversité des régions, âges et motivations qui y sont représentées.

TotalSUP part à la rencontre de ceux qui se classent derrière le top 10 pour comprendre leurs motivations et découvrir leurs entraînements spécifiques pour réussir cette course.

Loïc Gourmelen est l’un d’eux. Loïc a 45ans, il habite à Brest et fait du paddle depuis 5 ans. Avec d’autres passionnés, il a créé le club SUP29, qui compte 50 membres, dont certains feront partie des meilleurs dans les prochaines années.

Qu’est ce qui t’as amené au SUP? 

J’ai pratiqué le WindSurf et le KiteSurf avant de me mettre exclusivement au SUP il y a bientôt 5 ans. Je m’y suis mis en achetant une planche gonflable et c’est en l’essayant en balade dans les grottes de Crozon-Morgat (29) puis surtout dans les vagues de Goulien que je me suis dit que ça allait devenir mon sport à part entière. Fini les kilomètres pour trouver les meilleures conditions de vagues, de vent, choisir sa toile de voile…. Dorénavant, une planche, une pagaie, un leash, un plan d’eau… Action!

Après quelques années de coaching bénévole en athlétisme et évoluant dans un milieu de marathonien, j’ai trouvé dans le SUP un côté cardio et addictif qui me permet d’évacuer ma frustration de ne pas pouvoir courir (pour des raisons de santé). Je suis devenu accro et en 2015 on a créé un groupe facebook “SUPerformer” avec Richard Curet, un copain rameur. Ce groupe fonctionnait comme une bourse à la balade en SUP, qui est progressivement devenue une bourse à l’entrainement. On a choisi de créer une association affiliée à la fédé avec Jean-Cassien Loridant, Anaïs Quélen et Mathilde Le Bras en 2016 : SUP29.

Je pratique le SUP en surf et en race, discipline pour laquelle le magasin Swell Addiction de Brest m’a très récemment proposé une collaboration avec le shop et la marque Nahskwell. Je ne pensais pas que des rameurs n’évoluant jamais dans le top du classement pouvaient profiter de ce genre de proposition. Je considère que j’ai beaucoup de chance.

Je pratique donc le SUP en race avec SUP29. Je ne peux pas l’imaginer autrement. Pourquoi? Pour répondre, je tente une comparaison: Quand on démarre la course à pieds ou le vélo le dimanche matin, on commence souvent seul. On croise des groupes qui pratiquent le même sport, on n’ose pas les rejoindre au début puis progressivement on noue le contact, on se dit qu’on a peut-être le niveau de certains d’entre eux et souvent, on finit par entrer dans le groupe, et là… C’est la vraie vie qui commence ;0).

Pour nos entraînements, nous avons la chance de bénéficier d’un coaching de Vincent Guillaume pour toute la période estivale. Eric Démoulière, prof de sport et préparateur physique, et moi-même commençons à proposer des plans d’entraînements pour les événements auxquels nous participons en groupe. Certains jeunes talentueux nous bousculent, et c’est fantastique de voir la progression de certains, c’est très stimulant. Bien souvent, les filles, en majorité chez nous, sont les plus motivées et elles ramènent régulièrement des podiums!

Qu’est ce qui te plait dans le SUP?

Je prends beaucoup de plaisir en Downwind car c’est très grisant, on peut naviguer dans des conditions météo de folie mais il faut absolument rester humble et conscient de son niveau, et garder un œil en permanence sur ses camarades de jeu. Je me rends compte que le flat me plait bien aussi car là, c’est plus un combat avec soi-même, un challenge, le mental est primordial. D’ailleurs, au premier semestre 2018, en plus de la GlaGla race, les 130 km de la Dordogne intégrale sont au menu en solo, mais toujours avec des copains de l’asso.

Qu’est-ce que tu as fait l’année dernière?

En 2017, j’ai participé avec le groupe à plusieurs compétitions dont la GlaGla Race, la Kelt Ocean Race, la Morbihan Paddle Trophy, la Normandie Transpaddle, la Beg Meil Summer Cup et Fort Boyard.

Ta prochaine compétition est la GlaGla Race. En quoi est-ce différent des conditions de rame en Bretagne?

La GlaGla Race 2017 a été la première compétition à laquelle nous nous sommes inscrits en groupe sous la licence SUP29. Cette course est exceptionnelle, car les riders de tous niveaux se côtoient dans des conditions qui peuvent être très rudes, dans un cadre splendide. Ce genre d’évènement tire le SUP vers le haut car ce sport trouve sa vraie raison d’être dans ce côté à la fois populaire et compétiteur, accessible mais sportif et surtout un peu fou mais totalement maîtrisé de mains de maître par Benoït Mouren. A mes yeux, cela fait partie des évènements SUP incontournables, à faire au moins une fois dans sa vie. Pourquoi la GlaGla offre des conditions de rame si différentes de celles de la Bretagne? Il fait vraiment froid, c‘est vraiment loin, c’est vraiment flat, et il n’y a pas de cidre!

Comment t’es-tu préparé?

Eric Démoulière qui participe cette année à la GlaGla Race nous a préparé un super programme et nous pousse lors des entraînements. Quel que soit leur niveau, tous les SUP29 qui participent jouent le jeu comme d’habitude et c’est le pied ! Le programme comprend environ 3 entraînements par semaine de fractionné, de fartlek, de sorties longues, selon des séquences construites à l’avance. Bref on s’inspire des programmes que l’on peut trouver pour la course à pieds par exemple. Pour ma part, je complète avec du temps en salle pour compenser les nombreux déplacements professionnels qui m’empêchent de respecter correctement le programme.

Quel est ton but pour cette course?

A titre personnel, l’objectif est de finir en ayant la sensation d’avoir tout donné et faire mieux que l’année dernière. Ce sera aussi l’occasion de revoir des têtes connues croisées sur d’autres courses et surtout revoir mes copains corses qui reviennent aussi se frotter au froid. Au niveau du groupe, on vise une belle place de club que ce soit en Dragon, sur la technical race et sur les deux longues distances. Si possible, on tachera de ramener des breloques ;0) et d’afficher notre beau sweat bleu aux couleurs du club sur le podium.

Où en est le SUP sur Brest?

Le SUPRACE attire fortement à Brest et ses environs. Cela est dû notamment à ces terrains de jeu exceptionnels que sont la rade de Brest et plus largement les côtes finistériennes. Les shops ont aussi leur grande part dans ce succès car ils sont très actifs et poussent depuis le début le développement de ce sport en organisant des événements. Nous avons également la chance de profiter de l’expérience bienveillante de piliers tels que Vincent Guillaume, Amaury Dormet, Amandine Chazot, Boris Jinvresse et Stéphane Guiomar, qui est aussi membre de l’asso. Leur simple présence à un entraînement nous tire vers le haut et c’est très motivant. Enfin, le comité départemental de surf, Nautisme 360 et la ligue de Bretagne sont également toujours au rendez-vous pour aider et innover dans les évènements SUP.

Paddle Hard Loïc…..

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About the Author

Helen

SUP, OC1, V6, Surfski ... and field hockey coaching, Helen is a busy British mother of two who lives in Bretagne, France with a passion for all things Ocean. Helen runs Barrachou SUP, a SUP tour company specialized in excursions around Bretagne and Scotland.

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