SUP et Va’a : Deux Sports, Une Technique

31st July 2017

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Nicolas Beynet, SUP rider aguerri et nouvel ambassadeur de la marque de pirogues WOO Outrigger, revient tout juste d’un voyage à Tahiti où il a eu la chance de participer au Te Aito et au championnat du monde de Va’a Marathon. Ayant beaucoup appris au pays de la pirogue, le Bruscain (Var) nous livre sa vision des choses concernant la complémentarité entre le SUP et le Va’a.

Salut à tous, je suis Nicolas Beynet. Je fais du SUP en compétition depuis quelques années maintenant. J’ai participé au championnat PACA, championnat France et à quelques étapes de l’Euro Tour.

Depuis peu, je me suis pris de passion pour un nouveau support qui est le Va’a (pirogue polynésienne) que je pratique également en compétition depuis cette année. Les puristes du SUP me diront que cela n’a sans doute rien à voir et c’est là que j’interviens pour prouver que ces deux sports sont absolument complémentaires.

 

Nicolas Dodanne

Je rentre à peine d’un séjour en Polynésie française où j’ai participé au Te Aito (plus grosse compétition de Va’a au monde avec plus de 800 pirogues au départ) ainsi qu’au premier championnat du monde de Va’a Marathon en équipe où nous nous sommes classés en 6e position.

Outre le fait de rentrer la tête et les valises pleines de souvenirs, je suis revenu avec une nouvelle vision liant ces deux disciplines. Je vais vous faire un petit compte rendu de ce que j’ai appris en commençant par les secrets du légendaire coup de rame polynésien.

Le Huti Paari et le Huti Pe’e sont deux techniques permettant de maintenir ou d’augmenter la vitesse. D’un côté, le “Huti Paari” est la règle d’or des ancêtres du Va’a : loin devant et en profondeur. Il ne faut pas tirer avec la main, mais avec le corps tout entier pour faire glisser la pirogue.

le Huti Paari est considéré comme la technique de prise de vitesse par excellence. Tu cales ta rame devant et c’est toi qui pars, la rame est un point de pivot.

 

D’autre part, le Huti Pe’e permet de garder un rythme toujours soutenu. Il est question ici d’attaque : le rameur frappe l’eau de sa rame et ce de plus en plus rapidement. Cette technique peut varier en fonction de la houle puisque le rameur adapte la cadence et le coup de rame au plan d’eau.

« Loin devant », c’est finalement la leçon à retenir quand on pratique le Va’a. La technique est importante, mais l’envie et la détermination d’aller toujours plus loin, toujours plus vite priment.

Comme dans tous les sports, le mental est l’arme absolue et ce qui fait la différence. Les compétences physiques à elles seules ne suffisent plus, il faut aussi se forger un mental pour aller jusqu’au bout de ses capacités. Par ailleurs, ces deux techniques ne sont rien sans la rotation du corps et la transmission de la force à la pirogue par les jambes.

À présent, revenons-en au Stand-Upp Paddle. Ces deux techniques de rame en Va’a sont largement transposables au SUP. En effet le Huti Paari est plus facile à exécuter en SUP car nous sommes debout, du coup le bras de levier est plus important. le petit plus que la Va’a amène au SUP c’est l’endurance et la lecture du plan d’eau.

Les courses de Va’a sont plus longues que celles de SUP en général, donc les entraînements tout aussi longs, mais la pirogue va plus vite, alors c’est plus fun. En Va’a on va plus vite du coup cela oblige a être plus pointu sur la lecture du plan d’eau et l’anticipation des bumps ainsi que sur la gestion de l’effort.

Lorsque l’on passe du temps a s’entraîner pour des longues distances en pirogue, le retour au format des courses de SUP est plus facile et on a l’impression d’être une fusée.

Il y a donc réellement un lien entre le Va’a et le Stand Up et cela fait réellement la différence en compétition. Vous n’êtes pas convaincus ? Je vous invite a venir essayer la pirogue, et si vous passez dans le Var, c’est avec plaisir que je vous ferais découvrir les joies de la glisse sur ma pirogue Fai 3X de Woo sur mon plan d’eau du Brusc.

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