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Saison 2026: Yannick Pinaud décrypte les évolutions du SUP Race en France

À la suite des annonces des nouveautés 2026 récemment dévoilées par la Fédération Française de Surf, et alors que nous dévoilons ci-dessous le calendrier fédéral 2026 tant attendu, nous avons souhaité donner la parole à Yannick Pinaud, membre du comité directeur de la FFS, président de la Ligue Sud et de La Cigale Surf Club. Acteur engagé du développement du SUP Race en France depuis près de 20 ans, il revient sur les grandes orientations prises cette saison, avec en ligne de mire une territorialisation accrue de la discipline, l’harmonisation des catégories d’âge et la structuration du parcours sportif pour les jeunes.

Bonjour Yannick, tu es membre du comité directeur de la Fédération Française de Surf sur le mandat 2024–2028, avec la responsabilité de la Commission Sportive SUP RACE depuis novembre 2024. Quel est ton rôle et sur quels axes travailles-tu en priorité ?

Bonjour Mathieu, tout d’abord, je veux remercier Jacques Lajuncomme, notre président, qui a œuvré pour que je le rejoigne, et je le remercie encore pour la confiance accordée.

Mon objectif est simple, il se résume à une phrase : « faire en 4 ans ce qui n’a pas été fait en 14 ans ». Certes, c’est peut-être prétentieux d’écrire et de dire cela, mais l’intérêt général passe par cette phrase. Ça a toujours été mon credo, l’intérêt général et le SUP Race.

Le SUP Race, ce n’est pas que de la compétition, c’est aussi un parcours et, aujourd’hui, je te pose la question :
C’est quoi le parcours SUP Race d’un enfant aujourd’hui ?

Voilà ce sur quoi je travaille avec les 15 membres de la Commission SUP RACE que j’ai choisis, n’en déplaise à certains qui n’en font plus partie…

La Commission Sportive SUP Race se doit de faire inscrire noir sur blanc, pour le Stand Up Paddle Race, des règles de progression comme dans les autres disciplines de la Fédération Française de Surf.

J’observe depuis plusieurs années une baisse du nombre de pratiquants en France, notamment chez les jeunes. Comment l’expliques-tu et quelles actions sont mises en place ou prévues pour attirer de nouveaux pratiquants comme en Espagne par exemple ?

La diminution du nombre de pratiquants n’est pas réelle, je pense surtout au nombre de personnes licenciées en club, qui n’est pas énorme comparé à la flotte qui pratique le SUP. L’envie de pratiquer le SUP Race en France est toujours là, beaucoup de pratiquants sont en gonflable et naviguent en loisir chacun de leur côté ou en groupe.

En France, aujourd’hui, la vie d’un club passe par le bénévolat, avec la gestion administrative et son local, qui est la base même de la vie d’une association sportive. On a des clubs dédiés au SUP qui n’ont pas de local et l’on voit que l’itinérance ne fonctionne pas vraiment, du moins pas pour développer un accès au SUP pour les jeunes.

On n’oubliera pas le matériel SUP qui, en rigide, n’est pas donné ; cela dit, démarrer sur des gonflables est possible s’ils sont bien adaptés. On n’a pas encore de diplôme fédéral SUP Race adapté à un enseignement pour les jeunes.

Tu me parles de la Fédération Espagnole de Surf, elle fait quoi pour le SUP Race et leurs jeunes ? Ce sont des clubs avec des moyens personnels qui sont en place et qui arrivent, par leur fonctionnement, à s’en sortir. Objectivement, l’arrivée des jeunes est générationnelle, personne ne se posait de questions quand nous avions tous nos jeunes champions ! Les espagnols auront mis combien d’années pour être où ils sont ? Donc oui, il y a un travail de fond à faire chez nous avec les clubs et nos projets vont les aider à sortir des jeunes qui deviendront peut-être de grands compétiteurs.

Avec et grâce à la DTN et l’ANS, un projet de développement du territoire, qui contient une partie SUP, est en train de se mettre en place. On se doit de faire découvrir et redécouvrir à la population, au travers de tournées comme des journées SUP Race, l’intérêt et le bénéfice santé que l’on retire de la pratique du Stand Up Paddle.

La Commission SUP RACE a travaillé sur deux dossiers concernant les jeunes et le développement d’un parcours SUP Race et nous allons faire ce qu’il faut pour mettre tout cela en place.

Peux-tu nous expliquer comment est constituée la Commission de SUP Race, comment elle fonctionne et quels sont les projets majeurs sur lesquels vous travaillez actuellement ?

La Commission SUP RACE a pour la première fois un élu dédié à la discipline, elle est constituée à ce jour de 15 personnes qui se complètent les unes et les autres par leurs compétences. Ces personnes sont bénévoles et œuvrent dans et pour l’intérêt général du développement du SUP Race.

La composition de la commission passe par des membres qui viennent de l’enseignement en fac, en passant par des sportifs de haut niveau, des SUP Racers d’expérience, des entraîneurs d’expérience, des organisateurs d’événements, des préparateurs physiques, des membres de clubs, des présidents de club comme de ligue.

Cette commission est aussi le reflet, pour la première fois, d’un « maillage » territorial qui permet d’avoir des retours terrain, ce qui permet à la commission d’avoir une vue plus globale et précise de ce qu’il se passe sur nos territoires.

Nos projets tournent autour du développement du SUP Race pour les jeunes avec deux projets proposés l’année dernière. On a soumis des idées et une proposition pour un diplôme d’entraîneur fédéral SUP Race. On a travaillé sur l’ULD avec un petit groupe de travail qui a soumis une modification sur la définition d’une ULD, qui va être intégrée dans le règlement national, qui lui aussi a été réadapté. On travaille aussi les stages jeunes depuis 3 ans grâce à trois clubs motivés qui en attirent d’autres. On n’a pas, d’une certaine manière, de limite à ce sur quoi on peut travailler, le but étant de faire avancer les choses et de les inscrire une fois pour toutes par écrit.

Parmi les évolutions de 2026, la suppression des Opens de France marque un vrai tournant. Quelle a été la réflexion derrière cette décision et qu’est-ce que cela va apporter selon toi aux compétiteurs et aux organisateurs ?

On va faire un comeback rapide pour que vous compreniez le pourquoi. Il y a 14 ans, il n’y avait pas assez de clubs dans les ligues et seules la Ligue Région Sud (PACA) et la Ligue de Bretagne avaient mis en place un petit championnat régional avec plusieurs événements et des points à marquer pour le classement. Cela a tenu à peu près 5 ans, puis plus rien.

Depuis 2 ans, la commission sportive SUP Race veut redonner de l’intérêt à ces événements régionaux SUP Race et quoi de mieux que de suspendre les Open de France pour valoriser nos championnats régionaux permettant une qualification pour les championnats de France SUP Race.

Photo : Green Paddle Race

Il y a un côté économique lié à tout cela : il est plus facile pour certains de participer à toutes ces compétitions régionales que de dépenser presque la même somme d’argent à se déplacer sur un seul Open de France.

En fait, les chiffres parlent d’eux-mêmes : il y a autant de monde sur un Open de France qu’il peut y avoir sur une course régionale, ça se joue à une vingtaine de participants.

De plus, on a vu qu’en deux ans, le nombre de courses régionales a doublé et, à ce jour, avec ce nouveau principe, les ligues deviennent les porteurs de projet de championnat SUP Race à points en organisant avec leurs clubs régionaux plusieurs courses qui deviennent donc des Open territoriaux.

Aller au plus près des SUP Racers et leur offrir des courses de qualité, voilà un des principes de la commission. Nous suivons aussi la réforme générale promue au sein de la fédération.

Ce développement régional est la base de tout, on reconstruit un monde SUP Race français territorial pour une reconnaissance nationale afin de parvenir à être qui l’on est au plan international.

On n’invente rien, on met en place après 14 ans un circuit national territorial avec les ligues et les clubs. Tout cela nous permettra d’avoir une vraie vision de la situation du SUP Race en France car, quoi qu’on en dise, des clubs et des ligues naissent pour exister.

Yaka Paddle Festival

Calendrier Fédéral SUP Race 2026 – Championnats régionnats et Open Territoriaux

(Retrouvez touts ces dates sur www.totalsup.com/events)

Centre Val de Loire
– Beach Race Sablaise – TR Régional – Sables d’Olonne le 21 et 22 Mars 2026
– La Touraine Paddle Race – LD Championnat Régional – Tours le 23 Mai 2026 Pays de Loire
Le Tour de l’Ile de Vertime – LD Régional – Sables d’Olonne le 30 et 31 Mai 2026
– Le Pornichet Glisse Trophy – TR et LD Régional – Pornichet le 12 et 14 juin 2026

Région SUD (PACA)
– Fusion Verdon – LD Open Territorial – Esparron le 19 avril 2026
– Riviera SUP Race – Sprint TR et LD Open Territorial – Roquebrune Cap Martin le 1, 2 et 3 Mai 2026
– The SUP Race CUP 16th – Sprint TR et LD Open Territorial – Sainte Maxime le 23, 24 et 25 Mai 2026

Hauts de France

– L’enfer des canaux – ULD Regional – lille le 26 septembre 2026
– Les Planches de Cayeux – Regional – LD et TR Cayeux 25 et 26 avril
– Amiens Paddle Race – LD Regional – Amiens le 7 juin 2026

Bretagne
– Yaka Paddle Festival – TR et LD Régional Larmor Plage le 29 et 30 Aout 2026

Nouvelle Aquitaine
– Bord’O Moon Days – Bordeaux – 19, 20 et 21 juin 2026
– 10h de Vassiviere – LD et ULD Régional – Plage de Broussay Lac de Vassiviere – le 4 Juillet 2026 (sous reserve)

Quels étaient les enjeux derrière l’harmonisation des catégories d’âge ?

De suivre à la fois la réforme fédérale mais aussi de ne plus se retrouver avec des podiums vides ou des redescendes de catégorie qui changeaient la donne.
C’est plus simple et c’est beaucoup plus clair pour tout le monde.

L’ultra longue distance a été longtemps un axe de développement du SUP. Qu’est-ce qu’il en est aujourd’hui ?

L’Ultra Longue Distance plaît à une certaine catégorie de personnes et il est vrai que ces courses attirent du monde et, à la commission, il y a un petit groupe de travail qui a travaillé et changé la définition d’une ULD pour que l’on puisse avoir un championnat de France et des courses ULD un peu plus nombreuses.

Les 10h de Vassivière

Enfin, en tant que président de la Ligue de Surf de la région Sud mais aussi du club La Cigale Surf Club, peux-tu nous parler du dynamisme sur ton territoire ?

Sur notre territoire, tous nos clubs sont fidèles à eux-mêmes. Chacun de son côté, avec ses moyens, apporte un plus à la ligue et à son développement. C’est un sacré travail que de gérer une ligue mais, quand on voit que l’on met en place des formations, que l’on a des compétitions et que notre nombre de licenciés ne diminue pas et qu’il augmente doucement mais sûrement, on peut être fier du travail accompli. On ne va pas s’arrêter là, bien sûr, on veut évoluer, se développer et devenir une ligue digne de ce nom.

Jacques Lajuncomme, Président de la FFS en visite à la SUP Race CUP 2024

A propos de l’auteur

Mathieu Astier

Mathieu est le fondateur de TotalSUP et un expert en marketing digital multilingue avec plus de 20 ans d’expérience au sein de grandes entreprises internationales du web. Son coup de foudre pour le Stand Up Paddle en 2013 l’a inspiré à créer TotalSUP, aujourd’hui le média et la communauté de référence du sport, et à tourner sa vie de famille résolument vers l'océan.

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