La SUP Race Ardèche 2020, elle a tout d’une grande !

Pour la 2ème année consécutive, nous retrouvons Luis Brisson, l’un des co-organisateurs avec les membres du club Vallon Plein Air  de la SUP’Race Ardèche. Fort de la réussite de la 1ère édition en 2019 sous un nom légèrement différent ( “SUP’Air Ardèche” ), le club de Canoé-Kayak et de sports de pagaie qui organise depuis 1984 le très populaire Marathon International des Gorges de l’Ardèche, souhaite consolider et inscrire sur la durée ce nouvel événement 100% SUP Race de rivière (à ne pas confondre avec Eaux Vives). D’autant plus que ce format de course long et sur eau douce a trouvé son public en France et à l’étranger parmi les SUP Racers, à l’instar de la Tarn Water Race, la Dordogne Intégrale ou d’autres courses internationales comme le SUP 11 City Tour en Hollande ou encore la Chattajack 31 aux US. 

Bonjour Luis, peux-tu nous rappeler l’historique du club organisateur ?

Alors nous sommes l’association Vallon Plein Air. Le club a été créé en 1964, il est situé à côté du CREPS Rhône ALPES, qui est le centre de formation des métiers de plein air et il y a un lien historique fort entre les deux institutions. On est un club de kayak et de sports de pagaie avec au programme donc kayak, Stand Up paddle et pirogue.

En 1984, pour essayer de faire vivre l’asso, il a été créé un événement: le Marathon International des Gorges de l’Ardèche avec 100 personnes au départ la 1ère année, un pic de participation avec 2000 inscrits en 2004. L’épreuve a été rapidement ouverte à la pirogue. Et à partir de 2016, on a intégré les SUP. Malheureusement on a connu 2 annulations en 2017 et 2018 et la reprise en 2019 a été belle avec 1000 participants.

Le Marathon c’est ce qui nous permet d’avoir des salariés qui font vivre les compétitions et le club qui compte 190 adhérents. Dans notre staff on a pas mal de champions – Benoît Peschier, champion olympique K1 en slalom à Athènes en 2004, Nicolas Peschier son frère avec des titres en championnat du monde et d’Europe, Quentin Bonnetain, Champion de France d’Ocean Racing l’année dernière, Champion du monde de sprint en descente en 2014, et d’autres.

L’année dernière nous avons voulu lancé un premier événement 100% SUP, c’était la SUP’Air Ardèche !

Pourquoi est-ce que vous avez modifié le nom de l’événement par rapport à l’année dernière ?

On a décidé de changer de nom pour mieux correspondre au public auquel on s’intéresse. L’utilisation du mot “air ” dans “SUP’Air Ardèche”, pouvait prêter à confusion et être associé à quelque chose de trop amateur, alors qu’on veut aussi attirer un public de compétiteurs. Nous sommes donc désormais la SUP’Race Ardèche.

Quels sont les formats de planche acceptés ou recommandés sur la SUP’Race Ardèche ?

Les planches gonflables ou planche rigides sont acceptées. Bien sûr, en fonction du niveau d’eau, il faut faire attention à ne pas endommager sa planche mais c’est surtout au niveau de l’aileron que ça joue. On recommande vivement un aileron court pour passer les rapides. Y a toujours assez d’eau mais il faut être vigilant. On avait pas mal de participants avec des planches rigides l’année dernière et il n’y a pas eu de souci.

En terme de largeur, ça va dépendre du niveau. Un planche de race rigide étroite n’est pas un problème pour quelqu’un qui est très a l’aise. L’année dernière Michaël Fargier, qui est un kayakiste à la base, est descendu sur une 14×21 sans problème. Pour quelqu’un qui n’est pas habitué, on recommande une planche longue pour rester performant sur le plat et large pour être à l’aise dans les rapides.

Quel bilan est-ce que vous fait de la 1ère édition ?

Vraiment un très bon bilan pour une 1ère édition. On a eu des riders qui font beaucoup de courses et qui nous ont fait des retours positifs. On a reçu une cinquantaine de participants, la météo était avec nous donc ça a joué dans la réussite. Aucun problème d’organisation à déplorer. C’est un événement qui nous plait et que l’on a envie de poursuivre et consolider.

En tant que club associé à la fédération de kayak que pensez-vous de l’ouverture du monde du canoé-kayak vers le stand-up paddle ?

Bien que nous sommes affiliés aussi à la FFS on est d’abord historiquement affilié à la FFCK et notre pratique du paddle en rivière est déjà apparue au sein de notre club il y a une dizaine d’années. Le SUP correspond à fond à notre philosophie – mais nous avons fait cavalier seul là-dessus. Notre fédé n’y croyait pas vraiment il y a 10 ans et là ça change. Du coup maintenant beaucoup de pratiquants du kayak se mettent au SUP et vice versa. Donc oui c’est une bonne chose.

Le SUP de rivière ça peut faire peur, quelle est la difficulté du parcours sur la SUP’Race Ardèche?

Alors je pense qu’il faut tout de suite dire qu’il s’agit de SUP de rivière en effet mais pas de course d’eau vive. Il y a une grand différence. On s’inscrit dans des alternances de grands plans d’eau plates et de vrais petits rapides, au même titre que la Tarn Water Race ou la Dordogne Intégrale,  même si sur la DI, il y a peu de rapides.

On alterne donc avec de grands plans d’eau C’est encore jeune comme type de format, les gens ne connaissent pas bien, ils y goûtent et ils en redemandent. La difficulté du parcours vient surtout du fait qu’il s’agit d’une course de  longue distance puisqu’il y a 27 kilomètres de descente que l’on va faire entre 2h30 et 4h.

Sinon les paysages font oublier la difficulté du parcours 🙂

Quel est le matériel approprié / obligatoire

Nous sommes dans le monde de la rivière, ce qui nécessite obligatoirement:

  • Un casque
  • Un gilet aux normes de navigation en rivière.
  • Des chaussures ou des chaussons, car il faut pouvoir descendre de sa planche et faire du portage sur des galets.

En terme de vêtements, l’eau est fraiche, environ 16 / 17 degrés et généralement on recommande un Long John qui protège les jambes et le buste, un top technique et un coupe vent s’il ne fait pas beau.

Faut-il un leash ?

Surtout pas. Le leash est totalement interdit. En rivière, le leash peut être dangereux, il peut s’accrocher sur des cailloux, des branches d’arbre, etc. .

Comment est-ce qu’on doit gérer une chute en rivière ?

Pour tomber en paddle on va plutôt essayer d’abord de tomber sur sa planche. Si on ne peut pas faire autrement que de tomber  dans l’eau, on va essayer de tomber le plus plat possible. De préférence sur le dos, sinon sur le ventre. On va donc éviter à tous prix de présenter les pieds en premier et de tomber droit comme une bouteille, d’abord ça va éviter de couler et puis ça va aussi éviter de se faire mal sur les cailloux, s’il n’y a pas de fond.

Est-ce qu’il y a des règles particulières appliquées à la SUP Race Ardèche ?

Pas vraiment. On conseille de passer les rapides a genoux pour ceux qui ne sont pas hyper à l’aise. La pagaie dans les rapides est utilisée pour se diriger et non à se propulser, du coup la règle des cinq coups de pagaie maximum n’est pas appliquée.

Peux-tu nous rappeler le prize money qui est en jeu?

Il y a un Prize Money de 300€ pour le 1er homme et la 1ère femme sur la catégorie classique. Pour rappel, Valentin Hennot gagne en 2h31 chez les hommes et Shara Dubeau en 3h11 chez les femmes.

La SUP Race Ardèche n’est pas qu’une course le dimanche 5 avril, c’est un week-end complet

En effet, le samedi 4 nous avons deux choses en parallèle. Une descente de découverte qui part le matin et qui dure toute la journée. C’est une reconnaissance du parcours avec un guide des Gorges de l’Ardèche qui fait découvrir la flore, la faune, les paysages… C’est une vraie opportunité de profiter à fond des Gorges et reconnaitre le terrain, notamment pour ceux qui ont un peu d’appréhension pour le lendemain.

Et puis en parallèle, à partir de 15h, nous organisons des sprints de 100m, avec rounds d’élimination. C’est ouvert à tous et l’inscription se fait sur place.

Le samedi soir, nous réunissons tous ceux qui veulent autour d’un repas en mode auberge espagnole, c’est à dire que les gens amènent à manger et à boire pour un moment de partage.

Rendez-vous sur : 
> www.suprace-ardeche.com/
> www.facebook.com/supraceardeche/

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