Laurence Perrier et la Tarn Water Race : “Pour l’ultra-endurance, l’aventure humaine et le cadre absolument magique”

SUP Racer de la première heure, Laurence Perrier a été de toutes les courses depuis 2011 avant de se spécialiser dans l’ultra-endurance il y 4 ans. Fan absolue de la Tarn Water Race – “Tawara” pour les intimes – elle fêtera ses 10 ans de SUP en participant les 12 et 13 juin 2021 à sa 3ème descente des Gorges du Tarn. Une nouvelle aventure de 78,2 kilomètres dans des paysages absolument époustoufflants attend la franco-suissesse qui devrait facilement vous convaincre de la rejoindre dans cet entretien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Laurence, peux-tu te présenter aux TotalSUPers et nous faire un petit historique de ta passion pour le Stand Up Paddle ?

Oui déjà une belle et longue histoire entre le SUP et moi 😉 C’est en 2007, que la curiosité, née des magazines de surf et des apparitions de Laird Hamilton en Stand up, est passée à la phase pratique. Mes premières années se sont déroulées sous forme découverte … faut dire qu’à l’époque il n’y avait pas grand monde en SUP sur le bassin Lémanique… C’est grâce à un ami que le déclic se fait, en 2011, avec une participation aux premiers championnats Suisses. Quel souvenir !! L’ambiance entre riders était tellement euphorique autour de cette passion commune, que j’ai vite pris goût et me suis aussi prise au jeu de la compet. Quelques années d’échauffement sur le circuit de l’Alpine Lake Tour, les coupes et championnats de France, et une victoire aux championnats Suisses en 2015 avant de changer de cap et me lancer sur de la longue.. longue… voire très longue distance .. 😉

Cette année, ce sera ma troisième Tawara mais aussi ma première Dordogne Intégrale (enfin !) et d’autres courses d’exception en ligne de mire cette année et les suivantes …


Tu es une fan absolue de la course de la Tarn Water Race, qu’est-ce qui t’amène tous les ans à participer à cette course?

La première année marquait pour moi, le début d’une transition. Toutes ces courses longues, très longues, ultra comme la DI (ndlr: “Dordogne Intégrale), tous ces exploits, quel que soit le domaine sportif, m’ont toujours fascinée. L’engouement de plus en plus visible pour des formats de course « ultra » aidant, pourquoi pas moi ? Et puis besoin de changement et de me prouver que j’en étais aussi capable ! Niveau personnel, cette course m’a prouvé à quel point on est capables de trouver les ressources nécessaires pour accomplir quelque chose qui nous tient à cœur. Nous avons tous cette incroyable force pour partir d’une envie et se lancer dans une aventure. Et quelle aventure cette Tawara ! D’abord humaine, une ambiance totalement différente de ce que j’avais connu, beaucoup d’entre-aide et de partage. Et puis bon …. le cadre… absolument magique .. ces gorges qui laissent tout juste entrer le soleil au départ de la course, ces petits hameaux de pierre accrochés sur les berges, cette nature intacte et authentique … cette eau cristalline pour apprécier la vie sous-marine… What else ?

Les Gorges du Tarn, c’est wow non? On a le temps de les voir?

C’est même méga-wow !! et est-ce qu’on a le temps d’admirer le paysage ? tout dépend de l’objectif que l’on se donne … 😉 mais oui sur 8 ou 9h de rame (pour la longue distance) on a le temps. Perso, je n’ai pas beaucoup levé la tête mais je me délecte tout de même de ce qu’il se passe sous ou à côté de ma board ! Ma plus belle image était sur la dernière édition, ou sur une portion, il y avait des plantes aquatiques à fleur d’eau en pleine floraison… l’impression d’un champ de pâquerettes au ras de la rivière … Ce sont ce genre d’images qui te remplissent et te redonnent un coup de boost ! Et l’arrivée sous le viaduc de Millau, c’est une vraie récompense et là pour le coup, on peut difficilement le louper ! 😉

Comment se déroule l’événement sur le week-end (hébergement, logistique, transports)

L’évènement est organisé de mains de maître par Pierre Toussaint et son équipe. Aucune fausse note. Pour l’hébergement, j’ai opté pour le camping de La Malène pour le côté convivial avec les autres riders et la proximité du départ mais il y a plein d’autres options. Le transport est prévu le matin pour nous emmener sur le départ de la course à Saint Chély. On trouve 3 ravitos le long du parcours avec des bénévoles toujours souriants et bienveillants.


Il s’agit d’une descente de rivière et certaines images montrent des eaux parfois bouillonnantes, peux-tu nous parler des courants et d’éventuelles précautions à prendre?

Il y a, en effet un certain nombre de rapides à passer. Certains permettent juste de te pousser un peu plus, pour d’autres, il faut faire un peu plus attention. Mais cela reste à la portée de tous. Il suffit de suivre la veine d’eau qui se dessine devant nous. Et pour les eaux bouillonantes comme tu dis, au grand dam des spécialistes de la rivière, il y a toujours la possibilité de les passer à genoux sur sa planche. Mieux vaut privilégier la sécu que le style non ? … Le principal est de prendre plaisir tout le long du parcours.

Mes entraînements, avec l’aide précieuse de mon coach Vincent Guillaume, me permettent de travailler tous les aspects de la discipline : endurance, technique, coordination et équilibre. Je m’entraîne quasi-exclusivement sur le lac Léman, qui offre des conditions de flat mais aussi agitées et même faire de beaux downwind. Bref pas besoin d’avoir nécessairement un rivière à portée de main pour se préparer à descendre le Tarn.

Aurais-tu des conseils pratiques pour des paddlers qui voudraient participer à la TaWaRa pour la première fois afin qu’ils en profitent au maximum?

Tout d’abord le parcours est accessible à tous. Mais pour les plus frileux, il y a une version courte de 18km qui couvre, à mon sens, la plus belle partie du parcours. En ce qui concerne le matos, la board gonflable me semble être incontournable (c’est quand même beaucoup plus safe pour les passages dans les rapides et pour éviter la casse). J’ai le privilège d’être équipée d’une 14’x27, grâce au support de mon partenaire technique Redwoodpaddle

Je conseille vivement un aileron court et de bien garder l’œil ouvert … on peut avoir des surprises avec les rochers/cailloux sous l’eau. Et également de protéger la pale de sa pagaie (quelques couches de scotch d’électricien font l’affaire).

Prévoir de bonnes chaussures, car il y a quand même quelques portages assez sport, dont un de 1.5km. Ce n’est pas juste du SUP mais une vraie expédition !

Préparer un bon petit sac étanche pour emmener son picnic (perso c’est des barres énergétiques faites maison pour la garantie d’embarquer avec des aliments qui ne laisseront pas une surprise en terme de digestion mais penser au petit encas plaisir quand même) et 2, 3 bricoles comme un aileron de rechange, ou du sparadrap en cas d’ampoule (que je n’ai jamais eues sur ce parcours)..

Et dernier conseil : inscrivez-vous, vous ne le regretterez pas ! 😉 A très vite sur les eaux limpides du Tarn !!

Pour vous inscrire à la TaWaRa 2021, c’est par ici:
> www.tarnwaterrace.com/

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