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Ch. de France SUP Race 2026 : 151 athlètes et le pari réussi du Savoie Paddle Club

Un championnat improvisé dans l’urgence, des conditions météo musclées et une mobilisation exceptionnelle : les Championnats de France SUP Race 2026 ont été marqués par une aventure sportive et humaine hors norme. Après l’annulation de l’événement initialement prévu à Vassivière, le Savoie Paddle Club a relevé le défi d’organiser, en quelques semaines seulement, les championnats nationaux à Aix-les-Bains.

Avec plus de 150 athlètes et une participation record des jeunes, le pari est réussi malgré une météo particulièrement difficile. Un week-end intense, où l’adaptation, la solidarité et la sécurité ont été au cœur de chaque décision.

Nous vous proposons de revenir sur cette édition pas comme les autres à travers le témoignage de Sébastien Jalmain, co-organisateur de l’événement qui raconte de l’intérieur les coulisses de cette organisation express, les défis rencontrés sur l’eau comme à terre et l’incroyable mobilisation de la communauté française du stand up paddle.

Place à son récit, suivi des résultats de ces Championnats de France 2026 ! Photos: Nicolas Marchand – Savoie Paddle Club et Gilles Lansard – Aix Riviera


Championnats de France SUP Race 2026 : le pari fou du SAVOIE PADDLE CLUB réussi ! Qui aurait misé là-dessus il y a quelques semaines ?

Après l’annulation des championnats initialement prévus à Vassivière, le SAVOIE PADDLE CLUB a relevé un défi un peu fou : organiser au pied levé des championnats de France à Aix-les-Bains.

Résultat ? 151 compétiteurs, 34 clubs représentés, un nombre record de jeunes engagés et toutes les épreuves disputées malgré une météo qui semblait décidée à nous compliquer la tâche jusqu’au bout.

Photo: Gilles Lansard – Aix Riviera

Un pari un peu fou

Soyons honnêtes : lorsque le SAVOIE PADDLE CLUB a accepté de reprendre l’organisation, nous ne savions pas vraiment dans quoi nous nous embarquions.

Première organisation d’une compétition, nouvelle ville d’accueil, aucune trésorerie dans le club, délai insuffisant pour les subventions, pas de matériel d’organisation, pas de bateaux, pas de bouées, des autorisations à obtenir en urgence et même des contraintes réglementaires sur certaines zones de navigation du lac.

Sur le papier, cela ressemblait davantage à une idée déraisonnable qu’à un projet réaliste.

Mais il y avait une conviction simple : les riders méritaient leur championnat de France.

Alors toute la communauté s’est mise en mouvement. Une mobilisation incroyable. Ce que nous retiendrons avant tout de cette édition, c’est l’énergie collective qui s’est créée autour du projet.

Des dizaines de bénévoles ont répondu présents. Des clubs de toute la France nous ont aidés, conseillés et soutenus. Les compétiteurs ont fait preuve d’une bienveillance remarquable. Et la ville de Aix-les-Bains nous a réservé un accueil fabuleux qui a largement contribué à la réussite de l’événement.

MAIS… la météo avait d’autres plans…

Vent violent, pluie, froid, rafales et vagues : les organisateurs espéraient mieux pour accueillir les meilleurs spécialistes français de la discipline.

Dès le vendredi, les conditions ont imposé l’annulation des premières épreuves. Les jeunes qui avaient eu le temps de s’élancer ont rapidement découvert la puissance des rafales.

La météo du lendemain s’annonçait plus clémente… Nous étions loin du compte !

Tout au long du week-end, il a fallu composer avec des bouées arrachées et emportées à l’autre bout du lac, des bateaux en panne, des reports de départs et des adaptations permanentes des parcours. A finir par devenir superstitieux, penser qu’on était maudits et que ces championnats ne devaient pas avoir lieu.

Des championnats construits avec les riders

L’un des principes qui a guidé toute notre organisation était simple : écouter les compétiteurs.

Chaque modification de programme, chaque évolution de format, chaque adaptation de parcours a été pensée en tenant compte des retours des riders. « COMPROMIS » a été le leitmotiv de cette édition pour satisfaire le plus grand nombre.

Les contraintes météorologiques faisaient partie du jeu. Le défi consistait à maintenir l’intérêt sportif et le déroulement des épreuves.

La sécurité avant tout

Huit bateaux de sécurité et une équipe de secours à terre, ont été déployés pour faire face aux conditions engagées. Adieu les live prévus : les bateaux ont été entièrement réaffectés à la gestion des urgences et des imprévus (difficultés, abandons…).

Même constat pour les drones, qui sont restés au sol tout le week-end tant le vent soufflait fort. Un championnat de France… aux conditions maritimes.

Et heureusement, malgré un championnat particulièrement musclé, tous les incidents ont pu être traités sereinement. Ceux qui pensent encore qu’un plan d’eau intérieur est forcément plus facile ont probablement changé d’avis ce week-end.

Samedi matin, la longue distance mis les organismes à rude épreuve, alternant backwash, downwind, side wind, upwind et sections de clapot. Une course particulièrement exigeante, que plusieurs athlètes considèrent comme l’une des plus difficiles disputées lors de championnats de France.

L’après-midi, les sprints ont été adaptés dans un format dynamique inspiré des standards internationaux avec des poules de quatre et des éliminations directes qui ont produit de magnifiques confrontations.

Cette journée s’est clôturée par le trophée SUP’Air, ouvert à tous, sur un parcours encore une fois ajusté aux conditions, particulièrement apprécié des participants.

Dimanche, après plusieurs observations météo et quelques reports, on compte 37 courageuses et courageux au départ de la Technical Race.

Le parcours a été simplifié pour garantir la sécurité, mais certainement pas rendu plus facile. L’upwind a fait souffrir tout le monde. Le downwind, lui, a offert des sensations habituellement réservées aux compétitions maritimes.

Prendre soin des compétiteurs

Heureusement, dans ce contexte exigeant, nous tenions aussi à ce que chacun puisse profiter du week-end en dehors des courses.

Le village de l’événement est devenu un véritable lieu de vie avec une buvette conviviale, de la restauration savoyarde, des produits locaux et un espace de rencontre apprécié tout au long du week-end. Les bénévoles ont œuvré sans ménager leurs efforts pour que les compétiteurs puissent trouver le réconfort nécessaire après avoir bravé les conditions déchaînées.

Les massages mis gratuitement à disposition des compétiteurs et accompagnants ont également rencontré un franc succès après les efforts demandés sur l’eau.

Une édition dont nous sommes fiers

Bien sûr, tout n’a pas été parfait et nous avons appris beaucoup de chose. Mais lorsque nous regardons le chemin parcouru entre l’annonce de l’annulation de Vassivière et la remise des derniers trophées à Aix-les-Bains, nous ne pouvons qu’être fiers du résultat.

Fiers des bénévoles. Fiers des partenaires. Fiers de la ville d’Aix-les-Bains. Fiers des athlètes qui ont joué le jeu. Et surtout fiers de la communauté SUP française qui a démontré une nouvelle fois sa capacité à se rassembler.

Fatigués, parfois frigorifiés et souvent trempés, les participants sont repartis avec le sourire. Pour le SAVOIE PADDLE CLUB, c’est sans doute la plus belle récompense : avoir réussi à faire de ces championnats de France SUP race 2026 une aventure sportive et humaine hors norme.

Podiums des Championnats de France de SUP Race 2026

Longue Distance

Podium Hommes
1. Eliott Bry
2. Ludovic Teulade
3. Greg Limelette
4. Simon Ackermann

Podium Femmes
1. Lola Pelletier
2. Julia Risso
3. Olympe Vernède
4. Lena Dumonte

U10 Filles (3KM)
1. Alix Jouannetaud
2. Riley Dutruel
3. Lea Condroyer
4. Morgane Taboulet

U12 Filles (3KM)
1. Lou Jalmain

U14 Filles (3KM)
1. Maya Jalmain
2. Emma Henriot
3. Blanche Roblin

U16 Femmes (12KM)
1. Clémence Lepoutre
2. Adèle Flahaut

U18 Femmes (12KM)
1. Julia Risso
2. Lucie Dutruel
3. Abigaelle Rieu
4. Sidonie Burgio

M40 Femmes (12KM)
1. Géraldine Lachkar
2. Adeline Boudigou
3. Anne-Sophie Quennesson
4. Voahangy Ravez

GM50 Femmes (12KM)
1. Emmanuelle Marcon
2. Carole Gallone
3. Fabienne Levallois
4. Christine Vezain

Kahunas (12KM)
1. Béatrice Basson
2. Anne Wadouachi
3. Carole Aerts
4. Martine Chollet

U12 Garçons (3KM)
1. Kauri Hillairet

U14 Garçons (3KM)
1. Valentin Cano Sartore
2. Giulian Vimard
3. Alban Pietu
4. Nolan Dutruel

U16 Hommes (12KM)
1. Kerian Lebastard Dagorn
2. Titouan Guéguen

U18 Hommes (12KM)
1. Eliott Bry
2. Antonin Mercier
3. Gabriel Henriot
4. Sascha Knoll

M40 Hommes (12KM)
1. Pierre-Alain De Bois
2. Alexis Hillairet
3. Olivier Comazzi
4. Mathieu Charpin

GM50 Hommes (12KM)
1. Gatien Othon
2. Xavier Gensse
3. Cyril Garbous
4. Yannick Nizan

Kahunas (12KM)
1. Bernard Petrognani
2. Stéphane Le Gloanic
3. Vincent Verpillat
4. Jean-Baptiste Poirier

Sprint

Open Femmes
1. Julia Risso
2. Lola Pelletier
3. Clémence Lepoutre
4. Léna Dumonte

Open Hommes
1. Greg Limelette
2. Eliott Bry
3. Simon Ackermann
4. Lois Chardebas

U10 Filles
1. Alix Jouannetaud
2. Lea Condroyer
3. Morgane Taboulet
4. Riley Dutruel

U12 Filles 
1. Lou Jalmain

U12 Garçons
1. Kauri Hillairet

U14 Garçons
1. Giulian Vimard
2. Valentin Cano Sartore
3. Lenny Voisin

U14 Filles (3KM)
1. Maya Jalmain
2. Blanche Roblin
3. Emma Henriot

Technical Race

Open Hommes
1. Ludovic Teulade
2. Greg Limelette
3. Simon Ackermann
4. Lois Chardebas

Open Femmes
1. Lola Pelletier
2. Julia Risso
3. Lucie Dutruel
4. Hélène Noisette

U14 Filles
1. Maya Jalmain
2. Emma Henriot

U16 Femmes
1. Clémence Lepoutre

U16 Hommes
1. Kerian Lebastard Dagorn

U18 Femmes
1. Julia Risso
2. Lucie Dutruel

U18 Hommes
1. Antonin Mercier
2. Sascha Knoll
3. Gabriel Henriot
4. Noé Vaurs

M40 Hommes
1. Pierre-Alain De Bois
2. Mathieu Charpin
3. Sylvain Charbonnier
4. Alexis Hillairet

M50 Femmes
1. Fabienne Levallois

M50 Hommes
1. Pierre Guerre Berthelot

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A propos de l’auteur

Mathieu Astier

Mathieu est le fondateur de TotalSUP et un expert en marketing digital multilingue avec plus de 20 ans d’expérience au sein de grandes entreprises internationales du web. Son coup de foudre pour le Stand Up Paddle en 2013 l’a inspiré à créer TotalSUP, aujourd’hui le média et la communauté de référence du sport, et à tourner sa vie de famille résolument vers l'océan.

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