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Yaka Paddle Festival 2026 : Yannaël nous raconte l’événement qui fait bouger les lignes… et les pagaies

Les 29 et 30 août 2026, le Yaka Paddle Festival fera son retour à Larmor-Plage, dans le Morbihan, pour une cinquième édition mêlant Stand Up Paddle, compétition, musique et inclusion. À seulement une semaine de l’événement, les inscriptions sont toujours ouvertes pour les différentes épreuves proposées : Technical Race et longue distance comptant pour l’Open de Bretagne de SUP Race, parcours de 4 et 8 km accessibles à tous, courses de pirogue et d’OC1, challenge entreprises, course enfants, dockstart, downwind SUP foil ou encore initiations handivoile et paddle adapté. De quoi réunir amateurs, compétiteurs et familles autour d’un même objectif : prendre du plaisir sur l’eau tout en soutenant les projets portés par l’association YAKA.

À l’origine de toute cette aventure, il y a notamment Yannaël, 16 ans, autour duquel l’association Le Monde de Yannaël avait d’abord été créée avant de devenir YAKA et d’élargir son action à d’autres enfants en situation de handicap et à leurs familles. À quelques jours du festival, il nous raconte son rapport à l’eau, ses meilleurs souvenirs du YAKA et ses prochains rêves de glisse.


« Sur l’eau, j’aime l’apaisement et la sensation de liberté »

Hello Yannaël ! Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter aux lecteurs de TotalSUP ?

Salut, moi c’est Yanna, j’ai 16 ans et j’ai une paralysie cérébrale depuis la naissance. Je suis donc en situation de handicap moteur et en fauteuil roulant.

On sait que tu pratiques le Stand Up Paddle adapté. Qu’est-ce que tu aimes le plus lorsque tu vas sur l’eau en SUP ? Te souviens-tu de la première fois où tu en as fait ?

J’aime l’apaisement et la sensation de liberté sur l’eau. J’en ai fait à Paris durant l’événement la Nautic Paddle sur la Seine pour la première fois. Il a neigé, les gens nous prenaient pour des fous. J’étais avec mes parents, mon frère, ma sœur. C’était dingue.

Y a-t-il un endroit où tu aimes particulièrement naviguer ?

Pas particulièrement d’endroit où j’aime le plus naviguer, mais j’aimerais essayer en rivière, voire avec des rapides. J’aime les sensations fortes.

Peux-tu nous présenter ton paddle adapté et le matériel que tu utilises pour aller sur l’eau ? Comment cela fonctionne-t-il et avec qui fais-tu tes sorties ?

Le paddle, c’est un big paddle où est installé au milieu mon fauteuil Hippocampe, un fauteuil pour la mise à l’eau, sanglé au paddle. Je porte également un gilet de sauvetage. Je ne suis pas attaché en cas de bascule. Moi, je ne peux pas pagayer, mais il y a environ six personnes, amis ou famille, qui viennent avec moi dessus.

J’ai une autre adaptation sur un paddle avec un siège de camping sanglé et une personne derrière moi. On ajoute un « Stabipaddle », flotteur gonflable qui se fixe avec des sangles : impossible de basculer.

« Tout le monde se sourit et se dit bonjour »

Le Yaka Paddle Festival fête cette année sa cinquième édition. Qu’est-ce que tu préfères pendant le festival ? As-tu un souvenir d’une précédente édition que tu aimerais nous raconter ?

Ce que je préfère, c’est l’ambiance, les concerts. C’est super convivial, familial, et je me balade au milieu de gens que je connais ou pas, mais tout le monde se sourit, se dit bonjour.

En 2024, je suis parti en bateau du YAKA pour rejoindre Lorient et porter la flamme paralympique. C’était incroyable, un petit Vendée Globe : tout le monde à gauche et à droite sur les digues avec des fusées de détresse.

De plus en plus de personnes, avec des profils très différents, se retrouvent sur l’eau pendant le YAKA. Qu’est-ce que cela te fait de voir autant de monde participer à un événement né autour de ton histoire ?

C’est plusieurs sentiments mélangés. La joie de voir d’autres handis passer le pas, parce que ça bouge beaucoup, il y a du monde, mais j’ai un handicap important. Ils me voient et se disent certainement que si j’y suis, ils peuvent le faire. Il y a de plus en plus de handis qui passent le pas.

La fierté, parce que l’organisation me fait passer pour le héros du jour et les gens sont « presque » fiers de me saluer, donc forcément… grosse fierté.

Du paddle, du surf, de la plongée… et bientôt du wakeboard ?

Y a-t-il quelque chose que tu aimerais encore pouvoir faire ou essayer sur l’eau, en paddle ou dans un autre sport ?

Je fais du surf, du paddle, je viens de commencer la plongée sous-marine et ma grosse envie du moment, c’est de trouver un moyen de faire du wakeboard ou une adaptation s’en approchant. Avis aux idées 😁

Si un jeune en situation de handicap pense que le paddle n’est pas fait pour lui ou n’ose pas essayer, qu’aimerais-tu lui dire ?

Viens au YAKA ! Tu as plus de chances de voir si c’est possible qu’en t’interdisant d’essayer. Et puis, ils ne sont pas complètement fous, c’est super bien encadré.

Un dernier mot pour motiver les pratiquants à s’inscrire au Yaka Paddle Festival ?

Pour les handis : imagine que tu oses et que tout se passe bien.

Pour les riders : ambiance, musique, joie et… beaucoup de bières locales à découvrir 🤣


Le mot de la marraine : Iona Rivet

Pratiquante de Stand Up Paddle depuis huit ans et compétitrice de haut niveau depuis quatre ans, Iona Rivet compte déjà trois sélections en équipe de France, deux titres de championne de France et plusieurs titres de championne de Bretagne. Présente au Yaka Paddle Festival depuis sa toute première édition, la jeune Bretonne en devient cette année la marraine.

Tu participes au Yaka Paddle Festival depuis sa première édition. Que représente pour toi le fait d’en être aujourd’hui la marraine ?

Hello, je participe au Yaka Paddle Festival depuis la première édition et c’est une fierté de pouvoir être la marraine de cet événement cette année. Je suis fière d’avoir été choisie pour véhiculer les valeurs de ce beau projet : l’ambiance cool et joyeuse, la compétition familiale et le dépassement de soi.

Le YAKA est une compétition assez particulière, ou plutôt un véritable festival mêlant sport, inclusion, musique et cinéma. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans son esprit ?

Je me souviendrai toujours de l’édition du YPF avec les groupes de musique sur les bateaux. Cette année-là, la longue distance était dure avec du vent et c’était aussi une sélection en équipe de France, donc une compétition avec un gros enjeu. J’en bavais face au vent et entendre les différentes variétés de musique sur l’eau m’avait redonné le sourire.

Cette année, le YAKA accueille l’Open de Bretagne de SUP Race, en partenariat avec la Ligue de Surf de Bretagne. Qu’est-ce que cela apporte selon toi, aussi bien au niveau sportif que pour l’événement ? Et peut-être un peu de pression supplémentaire ?

C’est toujours cool d’avoir l’Open de Bretagne pas loin de la maison. Ça permet de réunir les rameurs bretons sur un événement vraiment cool en plus. Ça fait évidemment venir plus de riders et de très bons rameurs — 50 % de l’équipe de France 2025 était bretonne !

Je trouve ça cool aussi pour le YPF en termes d’image et de communication. Même si, à mon avis, la recette magique du YPF, c’est l’ambiance chill. Ah ah, ça rajoute toujours un peu de pression, surtout que le plan d’eau n’est pas simple et ne laisse pas beaucoup de place à l’erreur.

Quel message adresserais-tu aux pratiquants qui hésitent encore à s’inscrire ou à venir découvrir le festival ?

Venez nombreux ! Le YPF est vraiment organisé pour que tout le monde puisse participer et prendre du plaisir, peu importe son niveau !


Rendez-vous à Larmor-Plage les samedi 29 et dimanche 30 août. Le programme complet est disponible sur le site du Yaka Paddle Festival et les inscriptions se font directement sur la billetterie HelloAsso.

Pour plus d’infos sur le Yaka Paddle Festival :
Facebook / Instagram / Site officiel / Calendrier TotalSUP

A propos de l’auteur

Laurie Montagner

Windsurf, wakesurf, surf, wingfoil et surtout SUP race, vous trouvez Laurie dans le Sud-Ouest, partout où il y a de l’eau entre Gruissan, la Garonne et Capbreton. Passionnée des sports nautiques, elle passe son temps à surfer, que ce soit sur la vague… ou sur le web ! Laurie est en effet spécialiste en marketing et développement web, de l’écriture de lignes de code à la réalisation de vidéos professionnelles. Très attirée par la compétition, vous l’avez sûrement déjà croisée sur l’un des évènements SUP aux quatre coins de la France !

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