Howzit, Histoire d’une Marque Ancrée dans la Culture SUP

La marque Howzit, leader du leash, des accessoires et des vêtements spécialisés dans le SUP fait complètement partie de notre paysage et de notre culture SUP. Et, cocorico, cette marque à la sonorité anglophone, est bien française, varoise même. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Jean-Philippe Wuilmart et de la petite entreprise dont il est le co-fondateur, qui a tout misé sur le SUP il y a bientôt 10 ans, se positionnant comme l’un des tous premiers acteurs du SUP en France et à l’international.

Jorge et Jean-Philippe Wuilmart à Ste Maxime – Photo: TotalSUP.

Bonjour Jean-Philippe, peut-on passer en revue ton CV ?

Je m’appelle Jean-Philippe Wuilmart, j’habite à Cogolin dans le Var et je suis le co-fondateur avec mon frère de la marque Howzit et de la société Double V. En 2009, après avoir travaillé dans l’univers du textile pendant plus de 25 ans, j’ai voulu me rapprocher de ma passion qui était le surf. J’ai découvert alors le SUP et je me suis dit que se lancer dans cette nouvelle aventure pouvait être intéressant. Du coup j’ai cherché des marques de SUP à distribuer. A l’époque il n’ y avait que très peu de marque sur le marché français. Multipliant les voyages aux Etats-Unis, j’ai rencontré Blane Chambers de la marque Paddle Surf Hawaii et Dave et Meg des pagaies Kialoa, la marque qui a dessiné les premières pagaies de Laird Hamilton avec la contribution de Jerry Lopez.

On a donc été était distributeur de ces deux marques pour l’Europe. Puis j’ai découvert la BOP (ndlr: Battle of the Paddle, l’ancêtre des PPG – Pacific Paddle Games) à Dana Point en Californie où j’ai rencontré la société Hobie avec qui j’ai signé pour prendre la distribution sur l’Europe.

Le Team Howzit à Dana Point en 2016

Comment la marque Howzit est-elle née ?

La création d’Howzit s’est faite dans la foulée en partant du constat qu’il n’y avait pas de marque de vêtements et d’accessoires spécifique à la pratique du Stand-Up Paddle. Cela combiné avec mon expérience dans le textile a fait que dès 2010 c’est parti très vite, avec une production de leash et de textiles mêlant néoprène et lycra. Greg Closier (rider emblématique de la marque), avec qui nous avons collaboré depuis le début et étant pratiquant moi-même, nous savions que la pratique de ce sport nous amènerait vers du développement spécifique. Je savais que l’on passait beaucoup de temps hors de l’eau malgré un contact régulier avec l’élément. L’idée était donc de protéger du froid, de l’eau, du soleil, tout en évitant d’asphyxier la peau, avec une touche de design supplémentaire.

Greg Closier, ambassadeur de Howzit de la première heure

Que signifie Howzit ?

C’est un terme qui est beaucoup utilisé sur Hawaii et en Afrique du Sud, une contraction de l’expression familière “How is it?” (Comment ça va ?). Quand je l’ai entendu, ça m’a fait tilt. Hawaii est un endroit qui m’est cher parce que ça a toujours été un rêve d’y aller et quand j’ai pu m’y rendre, ça a été une découverte incroyable. C’est donc aussi un hommage à Hawaii.

Peux-tu nous parler du travail de Howzit sur un accessoire qui n’est pas anodin: le leash ?

Grâce aux différents retours de nos riders, nous avons pu ces dernières années apporté de véritables innovations sur les leash. En voici quelques-uns:

Le leash à mousqueton : celui-ci nous l’avons développé spécialement pour la Battle Of the Paddle de 2012. Sur le parcours de la Technical Race,  le rider devait lâcher sa planche sur la planche, courir sur une cinquantaine de mètres puis la récupérer avant d’entamer un nouveau tour. Ayant joué le rôle de caddie (ndlr: la personne chargée de récupérer la planche pour un rider), notamment pour Greg Closier, j’ai pu me rendre compte du temps perdu à enlever puis remettre son leash à scratch. Ca a été un très gros succès, notamment aux US.

L’extension de leash : sur une idée de Rico Leroy qui avait besoin de leash genoux pour la pratique du surf tandem, nous avons créé une extension de leash qui permet de transformer un leash cheville en leash genoux pour une poignée d’euros.

Le leash downwind : sous l’impulsion de Titouan Puyo, nous avons créé un leash coil de 6 pieds au lieu de 9 pieds et placé au centre de la board plutôt qu’au niveau du tail.

Et tout ça avec de la couleur n’est-ce pas ?

Le constat qu’il n’y avait aucune couleur dans les accessoires a été une belle opportunité que nous avons su saisir. Quand nous avons démarré, tous les leash de l’époque étaient noirs. La force d’Howzit a donc aussi de faire de la couleur. Notre leash coil, par exemple, est disponible sous 18 ou 20 couleurs. Nos boards bag sont disponibles en 5 couleurs par taille.

Je pense que c’est aussi ce qui fait l’identité de notre marque. Nous poussons la variété des couleurs et les possibilités d’assortiment à l’extrême. Un athlète qui voudrait un ensemble néoprène assorti à son board bag et à son leash peut le faire.

Quels sont les autres segments de développement de la marque ?

Comme on fait des board bags, des leash, des roof racks, c’est assez naturellement que nous nous tournons de plus en plus vers une population surf.

L’autre axe de développement est une clientèle sportive plutôt féminine en contact avec l’eau ou la plage et qui ouvre sur d’autres sports: aqua bike, yoga, SUP yoga, beach volley, longe-côte, crossfit ou fitness.

Howzit dispose d’un team de riders très visibles et influents, quelle est la stratégie de Howzit là-dessus? Comment sont choisis vos ambassadeurs?

C’est exclusivement un choix humain. On est une petite société et on se doit de connaître nos riders humainement parlant. Quand on épaule un rider, on est là pour l’aider jusqu’au bout. Si nous l’avons choisi c’est parce qu’on apprécie la personne. La relation ne se fait pas en fonction des résultats. c’est un geste avant tout humain et sur la longue durée sans obligation de résultats. Il n’est pas question de jouer au mercato à chaque saison en signant ou en dégageant de nouveaux riders parce que leurs performances sportives sont en baisse.  Nous nous fichons de savoir si notre ambassadeur est premier ou dernier. L’important c’est qu’il ait le smile et soit véritablement content de d’utiliser nos produits. Je dis aux ambassadeurs de Howzit: “si vous avez des produits de notre marque, ne mentez jamais, si vous n’aimez pas tel ou tel produit, on essaye autre chose”. D’aucune manière, il faut que le produit soit très fonctionnel et corresponde à ses attentes. Nous voulons apporter une réponse technique aux besoins des riders. Si en plus ça leur plait parce que c’est beau, la boucle est bouclée.

Titouan Puyo et Vincent Verhoeven: “avoir le smile et être fan des produits”

Parmi nos ambassadeurs on peut citer entre autres: Amandine Chazot, Mélanie Lafenêtre Greg Closier, Titouan Puyo, Vincent Verhoeven, Martin Letourneur, Alexandre Bicrel,  Boris Jinvresse, Gabriel Bachelet, Joseph Gueguen, Renaud Noyelle, Ronan Botrel et bien d’autres……

Où trouve-t-on les produits Howzit en France et dans le monde ?

Nous vendons nos produits sur un réseau qui comporte aux alentours de 40 shops en France.  La distribution aux US est en stand-by pour l’instant si ce n’est pour le très joli shop Surf Diva en Californie. Nous sommes présents sur les pays / régions suivants: Hawaii, Espagne, Portugal, Suisse, Italie, Allemagne, Hollande, Lituanie, Danemark, Finlande, Slovaquie…

Quelles sont les autres activités de Double V ?

On est distributeur de la marque NSP sur toute la France, fabriquant des pagaies CT+, de la marque de SUP Spark et de Howzit.

Jean-Philippe Wuilmart en SUP surf sur sa planche Spark

Pour découvrir les produits Howzit, rendez-vous sur le site www.howzit.fr

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