Yannick Pinaud et La Cigale Surf Club : De beaux jours devant eux !

Président fondateur de La Cigale Surf Club, Yannick Pinaud tire un très beau bilan de la saison 2017 de son club devenue une véritable institution maximoise au fil des ans. Proche de ses athlètes et bien entouré du jeune préparateur physique Remy Casa, Yannick Pinaud n’est pas peu fier de la moisson de médailles ramenées des derniers championnats de France 12’6 et 14 et notamment des récents titres de Championne de France de Mélanie Lafenêtre et de celui de vice-championne de France d’Inès Blatge. Des places sur le podium qui pourraient sembler des consécrations pour le président mais qui sont finalement qu’une étape logique dans le travail assidu de ses athlètes et dans l’histoire du club.

Mélanie Lafenêtre, Inès Blatge et Philippe Lachenal pose for a photo at the French national SUP championship in 2017

Salut Yannick ! Le club dont tu es président a récemment ramené une pluie de médailles à Sainte-Maxime. Peux-tu détailler tous ces résultats ?

Détailler tous ces résultats, c’est surtout parler de notre “Team Compétition”, qui est composé de racers qui aiment la pratique du SUP dans sa globalité et qui se font plaisir à participer à différentes courses et compétitions tout au long de l’année. Aux coupes de Frances et par la même se sélectionnent pour les France (14′ et 12’6).

Ce team est composé d’autant de femmes que de garçons avec, chez les filles, Mélanie Lafenêtre, Inès Blatge, Virginie Samson, Julie Tocqueville, Emmanuelle Filhastre et la petite Julia Risso (fille du vice-président du club, âgée de 8 ans), et chez les garçons, Cyril Garbous, Philippe Lachenal, Gab Bachelet et le petit Hugo Babilon (8 ans également), qui d’ici l’année prochaine aura deux autres copains de 10 et 11 ans qui participeront à leur premières courses.

Ça, c’est le Team 2017. En 2018, d’autres racers vont rejoindre notre club. Au moins trois adultes garçons.

Pour ce qui est des médailles, depuis 2014 nous réussissons nos Championnats de France 12’6 avec en moyenne 10 à 15 médailles et en 14′ cette année avec Cyril et Philippe, ce sont deux médailles, d’or et d’argent respectivement.

French national SUP champion Mélanie Lafenêtre dashes to the shore during a race as part of the French national SUP championship 2017

Ça fait quoi d’être président de l’un des meilleurs clubs de SUP race de France?

Ça fait vraiment plaisir. Ça rend fier. Ça rassure aussi en ce qui concerne l’implication continue dans le club, et ça nous prouve bien que depuis 6 ans notre politique de “club famille” (avec son team compétition, son préparateur physique et ses jeunes) fonctionne et que chaque année c’est un grand plaisir d’être parmi les meilleurs.

Encore cette année avec nos 4 médailles d’or, nous touchons le sommet et nous sommes numéro un. Nous espérons aussi une plus grande reconnaissance auprès de notre mairie et du service des sports sans qui nous ne serions pas en mesure de faire grand chose.

Amandine Chazot, Mélanie Lafenêtre and Inès Blatge on the podium at the French national SUP championship 2017

Le vois tu comme une consécration ou une nouvelle étape pour les cigales?

Si c’était une consécration cela voudrait dire que nous avions plus d’objectifs, ce qui n’est évidemment pas le cas. Pour nous c’est l’une de ces étapes qui marquent et qui forgent le désir d’aller encore plus loin, en réitérant et pérennisant la chose avec de nouveaux jeunes qui peut-être feront aussi bien sinon mieux que leurs aînés, et toujours avec le même esprit joyeux de plaisir.

La compétition c’est le bonus. La cerise sur le gâteau, le but étant que le club vive sa petite vie sereinement à son rythme. La convivialité est notre maître mot et nombre de racers qui sont déjà venus au club ont pu vivre et sentir ce plaisir de se voir et de partager d’agréables moments avec nous.

French national SUP vice-champion Inès Blatge dashes to the shore during a race as part of the French national SUP championship 2017

Comment expliques-tu en particulier les excellents résultats de Mélanie et d’Inès? Parle-nous de leur parcours.

Pour ce qui est des filles, elles n’ont pas tout à fait le même parcours. Mélanie a commencé le SUP à l’âge de 10 ans en même temps que Jules Langlois, et ils représentent à eux deux une partie de l’histoire du SUP en Med depuis 7 ans. Sur près d’une quinzaine de jeunes, ce sont les deux qui ont atteint un niveau nationale incroyable.

Pour Inès, elle est arrivée deux ans après les débuts de Mélanie. Les 2 “chippies”, étant copines depuis la maternelle, ont cet avantage d’avancer ensemble de se pousser l’une et l’autre à toujours aller plus loin. Leur parcours a commencé avec leur préparateur physique Rémy Casa qui est arrivé en stage un jour au club, et qui depuis ne l’a plus quitté.

Cela lui a permis de faire évoluer physiquement Mel et Inès, et par la même occasion, motivé par nos soins, il en a écrit un livre que je conseille à tous. La spécialité des filles, c’est qu’elles savent se faire plaisir ! Seul le top départ d’une course les change. Là elles sont dans leur élément et sont capable de surprendre. A Hossegor en mai 2017, Melanie a fait 5ème sur une TR de haut niveau après une SUP Race Cup ou elle a fait 9ème sur une autre TR. Elle avait un objectif fixé en début d’année et elle l’a réalisé, ce qui n’était pas gagné et pour Inès.

De la même manière que Mélanie, frustré de ses petits résultats à la SUP Race Cup et à Hossegor, à Monaco nous avons senti son envie de foncer car, pour la 1ère fois, elle était très près de Mélanie. 1ère vraie surprise et là, aux championnats de France 12’6, elle se devait de finir l’année sur sa Bonz de très belle manière pour remercier Philippe Moreau de son soutien durant ces 4 années et comme Mel l’année précédente une Bonz était sur le podium.

Nous avons donc pu apprécier la vraie valeur d’Inès qui s’est transcendée sur la TR. L’objectif cette année, c’était le podium pour les France 12’6 mais sur la 2ème marche. Là, elles ont fait mieux, beaucoup mieux !

Comme tout athlète, des objectifs sont fixés en début d’année, tels que les choix des courses. Elles ne pouvaient pas être présentes partout et ne seront jamais présentes partout. Voilà comment on peut atteindre un objectif et faire de très beaux résultats.

Gab est l’autre jeune qui est toujours dans le top 10 en TR depuis plusieurs années maintenant. Que peux-tu nous dire sur cet athlète plutôt discret?

Gab c’est un surfer, en fait. Je résume, mais c’est une pure vérité. Si vous avez l’occasion d’aller du côté de Guéthary, vous le verrez charger de belles vagues sans hésitation. Depuis son installation sur la cote atlantique, il a changé.

Il est devenu plus responsable. Il a grandi et il a pris des décisions cette année que nous attendions depuis un petit moment. Puis un changement de marque de SUP race.

Et maintenant, nous redécouvrons un Gab bien différent en performance. Toujours là depuis le debut en TR, à la 5ème ou 6ème place, c’est le plus régulier des racers français en LD, entre 10 et 12. Il enrage car il voit du monde passer devant lui mais il ne recule pas. Il donne toujours plus, et avec Remy, nous pensons qu’un jour il claquera sa médaille en open.

Gab Bachelet in Sainte-Maxime

Le club a un entraîneur, Remy Casa. Quel role joue-t-il ?

Remy est le préparateur physique du club, son rôle est prépondérant dans la préparation des athlètes et cela depuis 5 ans. C’est le seul préparateur physique que je connaisse qui a pris en main des jeunes dès l’âge de 12/13 ans et les a préparé pour les amener au top national.

Sa gentillesse fait de lui un garçon agréable, sensible et à l’écoute de tous. Bénévole, il prodigue des conseils à tous les racers qu’il croise et qui lui posent des questions, en pirogue ou en SUP. Sur l’eau, il accompagne les athlètes et ça les rassure et leur donne plus d’envie. Remy, c’est comme le club, c’est la famille !

Il prépare actuellement deux jeunes Maximois qui l’ont découvert par notre club : une championne de France de kart qui fait aussi des rallys et un (nous l’espérons) futur champion d’Europe de boxe !

Comment vois-tu l’avenir du club et la suite de l’histoire ?

Le projet du club a toujours été simple, même si cela a été difficile et long à finaliser. Nous voulons être un club labellisé “Fédération Française de Surf, avoir un BE qui serait du club pour avoir une activité à l’année avec les scolaires.

Nous avions fixé dix ans comme objectif ! Il reste encore 3 ans mais bon, à l’impossible nul n’est tenu donc “to be continued”, comme on dit !

 

 

Crédits photos : La Cigale Surf Club / Yannick Pinaud / Vincent Rustuel

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