Une 3ème Participation pour Olivier Le Brun en Prone à Ze Race

Olivier Le Brun, rameur de Va’a converti au prone paddleboard parcourra les 55 kilomètres du downwind de Ze Race le 27 janvier prochain pour la 3ème année consécutive. L’occasion de partir à la découverte d’une pratique cousine du SUP, le “Prone” et d’un waterman qui n’a pas peur des défis!

Bonjour Olivier Le Brun, peux-tu décrire les bases de la pratique du prone paddle ?

La planche fait 3,6 m (12 pieds) de long et 51cm (20 pouces) de large, soit plus courte et moins large que les planches de SUP Race les plus courtes (12,6 pieds). La technique est bien différente, puisque la propulsion s’effectue avec les mains en alternant les positions allongée et à genou. Allongée sur le ventre le mouvement est celui de la nage en Crawl (mouvement asymétrique des bras). A genou, le mouvement des bras est identique à la nage papillon (mouvement simultané des bras).

Comment a été ta saison 2017 ?

Ma saison 2017 a débuté par de longs déplacements professionnels à l’étranger, qui ne m’ont pas permis de participer à beaucoup de course en prone (1 seule, mais gagnée), mais par un second semestre où les entraînements avec des belles sorties musclées sous le Mistral ont pu se succéder.

Pourquoi reviens-tu tous les ans à Ze Race ?

Ce sera ma 3ème participation à Ze Race. J’ai effectivement concouru en 2016, année ou j’ai découvert le prône, puis en 2017. Auparavant, j’ai 15 ans de pratique compétition en pirogue polynésienne (Va’a) sur de très longues distances, avec de multiples séjours en Polynésie française. C’est aussi en Polynésie dès 2010 que j’ai pu découvrir le SUP et faire des courses longues distances avant de passer au prone en 2016.

Ma 1ère participation à Ze Race a été une découverte de cet effort long en position allongée et une prise de conscience de la nécessaire préparation que je devais mettre en place.

Tu connais donc bien les conditions de course…

Je connais bien Ze Race désormais et je connais bien la Baie de Pointe à Pitre pour y avoir travailler de nombreux mois en 2015 à transplanter des coraux vivants en de multiples sites de la baie !

Quel programme d’entraînement spécifique as-tu mis en place ?

La difficulté majeure pour nous métropolitains est effectivement la préparation qui est automnale et hivernale, donc dans des conditions plutôt fraîches, même si je vis en méditerranée (Toulon). Pendant cette période (et dans la mesure ou mon métier me le permet), j’effectue 2 séances de prône par semaine et 1 entrainement quasi quotidien (en fin de journée, la nuit le plus souvent !) qui alterne vélo, CrossFit et étirements. Les séances de prone sont selon les périodes et la météorologie, de très longues sorties (plusieurs heures) et des séances courtes de fractionné.

Est-ce que tu as une stratégie particulière pour la course ? Tu vises un temps en particulier?

Effectivement, mon souhait est d’améliorer le temps de 2017 et d’optimiser la trajectoire entre Petite Terre et l’arrivée, ce qui n’avait pas été le cas lors de mes précédentes participations. Mais cela dépendra des conditions océanographiques et météorologiques le 27 Janvier 2018 !

Tu es le seul inscrit en prone cette année, comment penses-tu gérer ton effort et ta vitesse en l’absence de concurrents directs?

Les plus petites vagues nous isolent avec notre position allongée ou à genou. Il est alors difficile de se caler sur des concurrents ou autres points (bateaux suiveurs, marque à terre,..). Sur cet effort particulier vous êtes à l’écoute de vos sensations et faites appel à votre expérience. L’entrainement, les conditions climatiques, l’observations des vagues, les vitesses moyennes de vos sorties d’entrainement vont définir le rythme que vous allez pouvoir soutenir durant la course.

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