Olivia Piana à l’Ironmana 2017 : Des épreuves multidisciplinaires pour une vraie athlète polyvalente !

Vice-championne du monde et multiple championne d’Europe de stand up paddle en titres, rien n’arrête la rideuse de Starboard Olivia Piana. Absente des derniers championnats de France, l’année 2017 a néanmoins été un bon cru pour l’athlète provençale. Tahiti ne lui est pas étranger et en grande admiratrice de ses eaux turquoises, ses conditions optimales pour les sports de glisse et l’accueil exceptionnellement chaleureux que l’île réserve à ses visiteurs, c’est avec grand plaisir qu’elle a répondu présente à l’Ironmana, pour une ultime épreuve d’endurance extrême qui clôturera son année 2017.

Olivia Piana practices her skills on her Starboard All-Star

Peux-tu nous dire ce que représente ta première participation à l’Ironmana pour toi?

Cela a été une grande surprise pour moi ! C’est l’organisateur des Pacific Paddle Games qui m’a offert le vol avec Air Tahiti Nui ! C’est un rêve éveillé d’être de retour à Tahiti, ma destination favorite !

Avec l’Ironmana, j’aurai la chance de découvrir l’île de Huahine qui, d’après les locaux, est la plus belle, agrémentée de ses plages magnifiques à perte de vue. Ce sera aussi l’occasion d’aller un peu plus à la rencontre de moi-même dans des épreuves tant éprouvantes qu’imprévues. On m’a dit que l’ambiance est super cool entre les participants !

Olivia Piana practices SUP in the south of France, of which she is a native

Sais-tu déjà ce qui t’attend en termes d’épreuves… de longueurs, distances, concurrence et difficultés?

J’ai entendu 3km de natation enchaînés avec du prône, de la pirogue et du SUP. Puis des épreuves surprises ! Le tout réparti sur une semaine. L’organisateur m’a dit : “soit prête à tout, n’attend rien” ! Ce concept plaît à ma nature un pas très organisé mais ce même côté nonchalant ne va pas comprendre une fois sur l’eau.

D’ailleurs, je n’ai pas regardé la liste des inscrits. Je sais juste que parmi les filles, il y a Manue Bescheron qui participera, et elle est une excellente nageuse et rameuse de prône paddle, ainsi qu’une grande amatrice de SUP. Ça va être génial de partager ce défi ensemble !

Olivia Piana practices her outrigger canoeing skills aboard her Feline, a model by French brand Woo, of which she is an official ambassador

Dans ces conditions et le fait que tu ne sais pas trop à quoi tu devrais t’attendre, comment t’es tu entraînée pour cet événement ?

Je me suis entraînée entre Anglet et Cap-Breton avec mes amis nageurs-rameurs-sauveteurs, Julien Lalanne, Manue Bescheron et Anthony Mazzer, qui participent eux aussi à l’Ironmana. Ils m’ont donné des conseils en prône et en natation et j’ai fait de même en SUP.

Cet échange a été hyper sympathique malgré le froid qui s’est installé dans le Sud-Ouest de l’hexagone lors de nos entraînements.

Olivia Piana arrives at the finish line of the long distance race at the ISA World SUP Championship in Denmark in 2017, nabbing second place

A la grande surprise de tous, tu as fait une impasse sur les deux championnats de France de SUP race. C’était pour mieux préparer cet événement ?

Mon absence sur les championnats de France n’est pas liée à l’Ironmana. Maintenant que je vis au Pays Basque, je fais tout comme les surfeurs pro ! Donc je ne participe pas aux championnats de France, c’est trop “has-been” (rires…).

Blague à part, cette année les France se sont retrouvés en toute fin de saison, après les événements internationaux qui eux ont changé de dates et qui demandent beaucoup d’énergie. Participer aux championnats de France ou à une épreuve qui nous rassemble juste avant les championnat du monde ISA aurait été génial.

Ça m’aurait permis de savoir où j’en étais, de prendre confiance, de faire les derniers petits réglages, de partager de bonnes énergies avec les amis, etc…. Tout ce qui contribue à être au point pour une grande échéance au-delà de l’entraînement. Une fois le parcours du combattant terminé (une trentaine de courses, des centaines de kilomètres) j’avoue que je n’avais plus aucune énergie, ni physique ni mentale.

Qu’en pensez-vous ? Des championnats de France pour fêter la fin de l’été avec une médiatisation décuplée de notre sport de plage !

Olivia Piana arrives at the finish line at trial as part of the 2017 Mercedes-Benz SUP World Cup in Germany

Tu es une rameuse de pirogue en équipe et en solo depuis quelque temps, en quoi la culture va’a / pirogue diffère-t-elle du SUP ?

Le V1, le V6, l’OC et le SUP sont des sports qui demandent une vraie connaissance technique et une lecture pointue de l’océan. Dans tous les cas, ces supports créent des liens forts entre les pratiquants car ils emmènent là où la mer est grandiose et hostile.

On a besoin de veiller les uns sur les autres. Partager le plaisir de glisser sur l’eau est alors évident. En plus, il y a toute la place ! Dans cet environnement, si on s’abandonne à l’humilité et à l’émerveillement on a la possibilité d’enrichir son âme en s’imprégnant de valeurs qui rendent le monde meilleur.

Olivia Piana enjoying her Feline model of the coast of Anglet in the French Basque region

C’est ton 2ème trip en Polynésie. Quelle relation sportive ou culturelle entretiens-tu avec cette destination ?

Tahiti est un endroit que j’adore pour sa nature splendide, ses vagues, sa culture et ses locaux d’une gentillesse incommensurable.

Il y a des lieux où se connecter au moment présent est plus facile que d’autres. A Tahiti c’est une évidence.

Olivia Piana accompanied by her belloved wolfhounds near her home in France

Crédits photos : Olivia Piana / Georgia Schofield Photography

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