La 1ère descente en paddle du plus long canal au monde!

En Avril 2018, Anaïs Valiere et Romain Deslandres vont parcourir 350 kms en paddle sur le canal des Pangalanes, sur la côte Est de Madagascar Le canal de Pangalanes est l’une des merveilles de Madagascar, une série de voies navigables naturelles et artificielles qui s’étend sur 645 km le long de la côte est de Tamatave à Farafangana.

Ces deux amoureux de la nature, avides d’aventure et de rencontres, vont commencer leur parcours à Ankanin’ny Nofy pour le terminer à Mananjary dans le sud, soit une distance de 350 km.


Ils ont fait le choix des boards fool moon X-Moon 12.0 et du Mekon 10.8, parfait pour les voyages et expéditions sur les lacs et rivières, mais également adaptés aux conditions agitées sur la mer.

 

Depuis combien de temps pratiquez-vous le Stand Up Paddle? 

Nous ne faisons pas du paddle depuis très longtemps, cela date de moins de 6 mois. C’est une nouvelle passion qui est née lors d’un voyage à Maurice en Juin 2017 et qui nous a très vite séduit car c’est un sport complet, très « zen » et qui permet d’évoluer un peu partout : en mer, en rivière, sur des lacs. En revanche, nous avons déjà eu l’occasion de pagayer à plusieurs reprises mais c’était en canoë kayak ou en pirogue 🙂

Qu’est-ce qui vous a motivé à monter cette expédition sur le Canal des Panagales?

Plusieurs raisons nous ont décidés à choisir cette destination. Tout d’abord, le canal est situé à proximité de l’île de La Réunion (moins de 900 km) et se trouve à Madasgascar, l’un des 17 pays Mégadivers du monde, c’est à dire faisant partie des pays renfermant une biodiversité unique. Le canal des Pangalanes héberge des écosystèmes extraordinaires à travers l’impressionnante enfilade de lacs, lagunes et rivières. La faune et la flore y sont très riches, certaines endémiques !

C’est également le plus long canal au monde. Reliant la ville portuaire de Tamatave, à Farafangana au sud, il mesure près de 700 km. Le canal avait été aménagé du temps de la colonisation par le général Galliéni, il devait faciliter l’acheminement des épices produites dans le sud de Madagascar vers Tamatave. Et enfin, aucune expédition en Paddle n’a jamais été réalisée sur ce cours d’eau.

En combien de temps pensez-vous réaliser ce challenge? 

Notre objectif est de parcourir la moitié de la longueur du canal, soit 350 km. Nous avons prévu 12 jours plein de navigation au cours des 30 jours que durera le voyage.

Nous devrions pagayer tous les 2 ou 3 jours environ en fonction des arrêts que nous ferons dans les villages le long de notre parcours et dans lesquels nous remettrons l’aide que nous emportons avec nous (médical, vêtements, matériel scolaire).

Pendant les pauses dans les villages, nous souhaitons profiter du contact privilégié avec les habitants pour partager leur quotidien. Nous ferons aussi des étapes en pleine nature (en bord de mer ou côté terre) pour profiter et découvrir les nombreux paysages et merveilles que nous offre cette nature.

Comment êtes-vous organisés sur le plan logistique, nourriture et hébergement? 

Dans la mesure où nous acheminons près de 100 kg de matériel, nous sommes contraints d’avoir un soutien logistique. En effet, entre les 60 kg d’aide (médicaments, vêtements et matériel scolaire) et un minimum de 7 jours de provisions alimentaires (soit entre 20 et 30 kg de nourriture et 2 bidons de 60L d’eau potable), nous ne pouvons pas envisager un transport en autonomie complète.

Nous avons donc prévu de nous faire aider d’un malgache habitant sur le canal et qui transportera l’essentiel de notre matériel à bord de sa pirogue. Ce sera l’occasion de donner un emploi à un des habitants de canal et par la même occasion de profiter de ses connaissances pour éviter les zones à risques, notamment celles où se trouvent des crocodiles.

Vous avez déjà été à Madagascar, quelles sont vos attentes? 

Anais et moi avons déjà été plusieurs fois à Madagascar ces 2 dernières années et dans différentes régions de l’île: les hauts plateaux, l’ouest, le sud et le nord. Pour ma part (Romain), j’ai vécu 12 ans à Madagascar, de 2 à 14 ans. C’est une île que je connais relativement bien car j’y fait de nombreux périples. Mais Madagascar étant grand comme la France, la Belgique et le Luxembourg réunis, il nous reste encore beaucoup à découvrir.

Quels types de dangers ou de problèmes pensez-vous avoir à affronter? 

S’agissant d’une destination connue et même si le canal des Pangalanes est une zone que nous n’avons jamais visitée, les difficultés prévues sont assez classiques :

La météo, la côte est de Madagascar est l’une des régions qui connait la plus forte pluviométrie de l’île. Il n’est pas rare qu’il pleuve 2 semaines sans discontinuer. D’où un voyage que nous faisons entre les 2 saisons critiques que sont décembre à février et juin à août

La langue. Ne maîtrisant que le b.a.-ba, les échanges pourraient être compliqués dans les villages les plus reculés où aucun des villageois ne maîtriserait sommairement le français

L’approvisionnement en nourriture. La plupart des villages sont situés en pleine nature et donc inaccessibles par la route. Ils disposent de ressources alimentaires limitées, il ne sera donc pas évident de reconstituer nos réserves à toutes les étapes.

Avez-vous mis en place un programme d’entraînement spécifique pour votre aventure?

Nous sommes déjà des sportifs par nature. A La Réunion, chaque semaine, nous pratiquons de nombreuses activités comme la randonnée, le trail ou le vélo et nageons régulièrement dans le lagon. Nous sommes donc dans une bonne condition physique. Nous allons compléter par de nombreuses sorties en paddle dès le début du mois de février. nous avons prévu plusieurs sorties en mer et sur les lacs de l’île pour nous familiariser avec le matériel de qualité FOOLMOON que nous offre le fondateur Pierre-Yves Hocké, renforcer notre maîtrise du paddle et nous habituer à naviguer plusieurs heures d’affilée.

Nous serons d’attaque pour le « live » une fois lancés dans l’aventure Mada Gliss 🙂

About the Author

Helen

SUP, OC1, V6, Surfski ... and field hockey coaching, Helen is a busy British mother of two who lives in Bretagne, France with a passion for all things Ocean. Helen runs Barrachou SUP, a SUP tour company specialized in excursions around Bretagne and Scotland.

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